Lorsque le Feu se fait plus discret…

Le feu réchauffe…L’hiver approche. Les jours raccourcissent et la nuit s’étale. Le ciel devient nuageux, gris, cotonneux. Les fines gouttelettes en suspension forment brume et brouillard, réduisant en surface la visibilité. Nous avons parfois l’impression que le soleil disparait totalement. Or, sans Feu, la vie n’est pas possible.

Le Feu au-delà des nuages

Dans la métaphysique chinoise le Feu est lié au mouvement d’expansion, à ce qui diffuse et réchauffe. Il est associé au soleil, à la chaleur, à la puissance d’un projecteur ou à la lueur d’un bougie selon son intensité. Avec toutes ses variations intermédiaires, le Feu permet de voir, d’être vu, d’apercevoir ou de discerner dans l’obscurité plus ou moins dense.

En novembre (Hai), l’élément Feu n’est apparemment pas présent. En effet le Cochon (Hai) est majoritairement représenté par les éléments chinois de l’Eau et du Bois. Cependant, bien qu’il ne soit pas nommé dans le cochon, le Feu est présent … sans l’être. Il y est caché sous une forme évanescente, infiniment subtile…invisible.

Alors, lorsque le soleil se fait plus discret à l’approche de l’hiver, c’est une invitation à le (re)trouver au-delà des nuages. Une incitation à éclairer subtilement et pleinement ce qui réchauffe le cœur, le corps et l’âme. Le Feu intérieur, moins visible, plus délicat et subtil alimente la conscience de ce que nous sommes, la joie d’être en vie et la force de gravir des montagnes.

Vérité. Cœur. Bienveillance. Mesure et degrés. Quintessence. Étoile et ciel. Faiblesses et déploiement. Impermanence. Valeurs. Joies. Rencontres. Accueil et transformation. Chaleur.  Regards élargis. Conscience. Éveil. Patience et courage. Confiance. Semer ci et là. Émerveillement. Ce sont ces mots qui viennent à l’écriture…Tentons de leur donner du sens pour y voir plus clair.

Élever notre regard au-delà des apparences

Sans lumière vive émanant de l’extérieur, sans projecteur, regarder est avant toute chose la possibilité d’élever notre point de vue au-delà des apparences. Ce n’est ni facile, ni d’une évidence folle à première vue parce que nos yeux luttent pour s’acclimater avant de laisser place à autre chose.

Certains procédés simples peuvent vous être utiles pour y voir plus clair dans la pénombre, par exemple :

  • Vous visitez une maison qui semble vous correspondre. Vos yeux se posent ici et là pour ne manquer aucun détail visible. Accordez-vous le temps de fermer les yeux pour voir ce que vous ressentez vraiment. Êtes-vous calmes ou agités ? L’ambiance vous parait-elle lourde ou légère ? De retour chez vous, essayez de dessiner à main levée le plan de cette maison. Puis comparez votre dessin avec le plan original qui vous a été confié par l’agence ou par le propriétaire. Que vous inspirent les différences que vous voyez maintenant ?
  • Vous venez de prendre une décision, importante. Avant sa mise en application, accordez-vous du temps pour vous balader, de préférence vers un point de vue élevé afin d’observer plus largement le paysage. Puis, de retour chez vous installez vous dans un endroit calme et fermez les yeux. Doucement, connectez-vous à vos ressentis. Que ressentez-vous face à cette décision ? Est-elle claire pour vous ? Est-elle aligné ce que vous êtes, avec votre essence profonde ?  Conservez les yeux fermés encore un instant en essayant  de vous visualiser après à cette décision. Cela vous met-il en joie ? Si la réponse est clairement oui : foncez ! Si c’est encore flou, ajustez selon le champs des possibles.

Sacrément utile

Petit à petit, les résistances s’évanouissent dans obscurité. Nous essayons de renoncer à la volonté de voir avec nos yeux pour mieux ressentir ce qui est. La contemplation focale laisse alors davantage de place à l’élargissement de notre perception. Ce moment de variation du rapport entre lumière et obscurité est certes un passage alambiqué, mais c’est aussi sacrément utile. C’est enfin l’occasion de voir vraiment, en tamisant ces certitudes aveuglantes qui nous freinent quelquefois dans notre déploiement au profit d’une connexion sincère avec l’étincelle qui nous anime.

Feu feng Shui BaZi

Les expertises énergétiques, telles que le Feng Shui ( étude des lieux) et le BaZi (étude des potentiels énergétiques individuels) allient visible et invisible, conscient et inconscient, tangible et intangible. La mise à jour de la situation selon ces états des lieux intimes est une belle opportunité pour éclairer notre chemin et avancer résolument vers ce que nous sommes vraiment.

Alimenter notre Feu intérieur

Puisque chaque jour et chaque heure représentent une qualité énergétique, il y aura bien sûr des interstices en novembre, où l’énergie du feu sera plus visiblement présente. Il y aura des brèches qui s’inviteront, des rayons lumineux qui se faufileront, favorisant un rapide coup d’œil. Mais, tout au long de ce mois, et au-delà, Le Feu demande à être nourrit pour ne pas disparaitre aussitôt qu’il apparait. C’est donc l’alimentation régulière de notre flamme intérieure, de ce qui nous anime au quotidien qui nous apportera la clarté nécessaire  pour transformer les situations qui nous empêchent d’être nous-mêmes.

Lorsque le Feu semble avoir disparu, il ne l’ait jamais vraiment. Le moment n’est alors plus celui des regards automatisés, dirigés vers l’extérieur, où l’on donne à voir aux autres. C’est le moment d’un regard dirigé le plus véritablement et justement possible vers l’intérieur. Ce regard connecté à notre Feu intérieur alimente et stabilise notre flamme.

Les moments qui nous connectent aujourd’hui à la joie d’être nous-même sont des réservoirs dans lesquels nous pourrons puiser demain lorsque les doutes viendrons. Le souvenir d’avoir un jour osé « ouvrir une porte » pour « voir » ce qu’il y avait derrière parce que notre cœur nous y invitait restera inoubliable.

Prendre du recul « 10 fois », sans précipitation, avec confiance et enthousiasme. Élargir notre regard afin de voir vraiment non seulement ce qui est dissimulé mais qui est pourtant bien là, mais aussi pour voir ce qui est rendu invisible par notre propre manière de voir les choses. Puis, lorsque c’est clair…agir afin d’ajuster la situation !

Manifester le Feu

Dans cette quête de clarté intérieure, notre corps a un rôle fondamental à jouer puisqu’il est le « carrosse étincelant » qui transporte notre être tout entier pour tracer notre voie. La nôtre ! Sans la possibilité physique d’ouvrir une porte, elle reste manifestement close. Nous découvrons souvent d’autres portes cachées derrière la première porte. Alors, même lorsque le Feu est infiniment subtil, il est une invitation manifeste à cheminer largement avec une curiosité émerveillée !

« Ni vu, ni connu », la conscience joyeuse et sincère de ce que nous sommes fait pétiller notre corps !

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